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	<title>Casablanca &#187; Peoples</title>
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		<title>Sanae Zaïm</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 10:03:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peoples]]></category>

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		<description><![CDATA[Du lundi au vendredi, Sanae Zaïm anime « Yaoumiates ouled el bled » (Chroniques des enfants du bled) sur radio Aswat de 18h à 19h30. Une émission de débat que l’animatrice à la fibre sociale a lancé il y 3 &#8230; <a href="http://casablanca.casawaves.com/mag/2010/03/sanae-zaim/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Du lundi au vendredi, Sanae Zaïm anime « Yaoumiates ouled el bled » (Chroniques des enfants du bled) sur radio Aswat de 18h à 19h30. Une émission de débat que l’animatrice à la fibre sociale a lancé il y  3 ans.</em></p>
<p><img src="http://casablanca.casawaves.com/mag/wp-content/uploads/2010/03/221.jpg" alt="" /><br />
Sanae Zaïm est hyper zen. Malgré un nouveau-né qui la fait arriver en retard à la radio, une invitée qui ne donne pas de nouvelles, un direct qui commence dans 20 minutes… Rien à faire, Sanae est imperturbable, répond aux questions le sourire aux lèvres, la voix envoûtante, la confiance absolue que tout va bien se passer. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne s’est jamais posé de questions. D’ailleurs, c’est par un chemin détourné que Sana est arrivée à la radio. « Par pur hasard, dit-elle, en lisant une annonce dans un journal ». Mouais.</p>
<p><span id="more-1499"></span></p>
<p>Il faut quand même préciser que Sanae Zaïm a pas mal d’antécédents et que son penchant pour tout ce qui est social remonte… aux scouts. « Un véritable apprentissage sur la vie et la responsabilité ». Plus tard, en 1994, à 18 ans, alors qu’elle achève sa première année à l’Isadac, sa classe monte un spectacle comique sur le SIDA. Le spectacle est une commande de la Ligue marocaine contre les MST. Le spectacle tourne pendant 3 ans, dans les quatre coins du pays. Les étudiants rencontrent beaucoup de monde, des écoliers aux prostitués. « Cela m’a donné cette fibre qui me fait aller vers gens sans avoir aucun jugement de valeur, analyse Sanae. Je reste toujours neutre lors d’un débat ».<br />
<img src="http://casablanca.casawaves.com/mag/wp-content/uploads/2010/03/211.jpg" alt="" /></p>
<p>L’expérience la plus probante a sans doute été l’atelier de théâtre qu’elle a mis en place dans une prison pour femmes, lorsqu’elle était en 4ème année de l’ISADAC. « Là encore, il fallait être sincère, sans jugement de valeur, pour côtoyer ces femmes dont certaines étaient des criminelles, se souvient-elle. Cette expérience m’a permis de ne pas prendre la grosse tête ensuite lors de mon parcours professionnel ». Aujourd’hui, elle rêve de réaliser un film sur cette expérience.</p>
<p>Après deux années passées  à l’Académie des Arts du Caire, de 1997 à 1999, Sanae Zaïm revient à Casablanca. Elle tourne son premier rôle en tant qu’actrice, dans « Jugement de femmes » d’Hassan Benjelloun, avant d’être embauchée à 2 M, en 2000, où elle anime « Soura » (qui signifie image), une émission hebdomadaire sur le cinéma, où elle croise les plus grandes stars. En 2005, elle quitte la télévision pour prendre une année sabbatique. « Au bout de 5 ans, j’étais fatiguée. Je voulais me ressourcer, travailler sur moi. Dans le métier d’animateur, on donne beaucoup et on s’épuise. Il faut avoir le courage de s’arrêter, de réfléchir à son évolution, à ce qui va et qui ne va pas… »</p>
<p>Et, par hasard… une annonce dans un journal et quelques coups de fil plus tard, Sanae Zaïm se retrouve dans le bureau d’un responsable de radio Aswat. «Vous serez donc la Miss Cinéma d’Aswat, lance le responsable ». « Non, non , non ! répond Sanae. Je veux faire du social ! ». Ainsi est née « Yaoumiates ouled el bled », une émission quotidienne de débat. « On parle des choses qui se passent, de façon posée, réfléchie, responsable, sans langue de bois » explique l’animatrice qui reçoit toutes sortes d’invités, depuis monsieur et madame Tout le Monde jusqu’aux ministres en passant par des sociologues, psychiatres, acteurs associatifs, artistes, journalistes, etc.</p>
<p>L’émission a du succès et reçoit beaucoup d’appel pendant le direct. « C’est un signe de confiance. Les auditeurs choisissent de venir vers l’émission, ce n’est pas rien ». Parfois, certains sujets sont graves et dramatiques – la première émission traitait du harcèlement sexuel à l’école et avait fait monter les larmes à l’animatrice. Le jour de la visite de Casawaves, la discussion porte sur la virginité des femmes. L’invitée est un médecin. Sanae et elle vont débattre avec les auditeurs qui pensent en majorité que la femme doit rester vierge jusqu’au mariage. Et Sanae reste calme, même lorsque l’un d’entre eux compare l’hymen de la femme à une capsule de sécurité d’une bouteille de gaz. Une belle leçon de zénitude !<br />
<img src="http://casablanca.casawaves.com/mag/wp-content/uploads/2010/03/23.jpg" alt="" /></p>
<p>Marion Despouys</p>
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		<title>Interview de Momo Mehrari,</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 09:58:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peoples]]></category>

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		<description><![CDATA[Interview de Momo Mehrari, co-fondateur du Boulevard et du Tremplin des jeunes musiciens Jeudi après-midi, veille du Tremplin. Les Abattoirs du quartier Hay Mohammedi sont en ébullition. La scène de concert a été montée. Les derniers badges sont plastifiés. Quelques &#8230; <a href="http://casablanca.casawaves.com/mag/2010/03/interview-de-momo-mehrari/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Interview de Momo Mehrari, co-fondateur du Boulevard et du Tremplin des jeunes musiciens</em></p>
<p><em>Jeudi après-midi, veille du Tremplin. Les Abattoirs du quartier Hay Mohammedi sont en ébullition. La scène de concert a été montée. Les derniers badges sont plastifiés. Quelques heures avant le grand ramdam de la musique urbaine marocaine, Momo Mehrari, co-organisateur, règle les derniers détails, et répond aux questions de Casawaves, avec son flegme habituel.</em><br />
<img src="http://casablanca.casawaves.com/mag/wp-content/uploads/2010/03/112.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Depuis 12 ans, le Tremplin révèle les nouveaux groupes de musique urbaine marocaine. Quel est le concept ?</strong><br />
Les groupes envoient leur candidature dans l’une des trois catégories : rap/hip hop, fusion, et rock/métal. Nous n’avons pas de catégorie électro parce qu’il n’y a pas encore assez de dj pour organiser une compétition. Pour chaque catégorie, un jury composé de dix musiciens, ou personnes sensibles à ce style de musique, sont chargées de sélectionner les meilleurs groupes. Cette année dans le jury, il avait notamment Barry, Oum, Khalid Mokdar de Haoussa… Nous avons reçu 120 candidatures, dont 80 dans la catégorie rap/hip hop !</p>
<p><span id="more-1494"></span></p>
<p><strong>Comment la qualité des groupes a-t-elle évoluée en une décennie ?</strong><br />
Le niveau stagne. C’est assez bas. Il n’y a plus l’originalité qu’il y avait au début. Pour beaucoup de groupes, c’est de l’amateurisme et du déjà-vu.</p>
<p><strong>Et les femmes brillent par leur absence dans cette compétition !</strong><br />
C’est vrai, oui. L’année dernière il y avait deux rappeuses. Il faut dire que le métal et le hip hop sont des milieux très masculins, très fermés aux femmes, partout dans le monde. Il y a peu de groupes de métal et de hip hop féminins. Dans la sélection des groupes du Tremplin, priorité est données aux groupes venants des petites villes et aux filles. Mais en général, elles ne dépassent pas le premier niveau de sélection.<br />
<img src="http://casablanca.casawaves.com/mag/wp-content/uploads/2010/03/12.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Niveau médiocre, milieu masculin… Pour y remédier, ne faudrait-il pas commencer par former les musiciens ?</strong><br />
Au début de l’année, Rhani Krija le percussionniste de Sting, est venu dispenser une formation à une dizaine de percussionnistes. Nous allons ouvrir des sessions de formation au Boultec, les bureaux du Boulevard, situés au Technopark. Nous sommes en train de donner la dernière couche de peinture aux nouveaux locaux. En attendant, nous cherchons des subventions, pour acheter le matériel. Tout cela prend du temps.</p>
<p>Depuis qu’il s’est émancipé du Boulevard, il y a trois ans, on peut dire que le Tremplin est devenu un festival à part entière…<br />
Depuis l’année dernière, oui. On y trouve tous les ingrédients d’un vrai festival. Le Tremplin s’est spécialisé dans la découverte de groupes marocains et de groupes étrangers totalement inconnus ici. Nous attendons cette année 10 000  à 15 000 spectateurs par jour.</p>
<p><strong>Quelle est la différence avec le Boulevard ?</strong><br />
Le Boulevard est plus axé sur les têtes d’affiches. Il y a plus d’espace aussi. Cette année, au Boulevard, nous allons recevoir Sepultura, le Peuple de l’Herbe, Chinese Man, Mos Def… Et puis les têtes d’affiches marocaines, Hoba Hoba Spirit, Haoussa… C’est marrant parce qu’au début, on faisait venir des têtes d’affiches étrangères pour faire découvrir les groupes marocains. Et aujourd’hui, c’est l’inverse, ce sont les groupes marocains qui attirent les gens vers le Boulevard et qui leur font découvrir de nouveaux groupes étrangers.</p>
<p>Quand et où aura lieu la prochaine édition du Boulevard ?<br />
Du 13 au 15 mai, au stade COC de Casablanca.<br />
<img src="http://casablanca.casawaves.com/mag/wp-content/uploads/2010/03/13.jpg" alt="" /></p>
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		<title>Mehdi Hsissen – Une passion pour les concepts en restauration</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 09:21:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peoples]]></category>

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		<description><![CDATA[Quel est le dénominateur commun à la chaîne de restauration japonaise Kiotori, l’enseigne Solo Pasta et la Churrascaria Marius ? Réponse : Mehdi Hsissen. Chkoun ? Malgré ton jeune âge (Mehdi est né en 1978, ndlr), tu es déjà à &#8230; <a href="http://casablanca.casawaves.com/mag/2010/03/mehdi-hsissen-%e2%80%93-une-passion-pour-les-concepts-en-restauration/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Quel est le dénominateur commun à la chaîne de restauration japonaise Kiotori, l’enseigne Solo Pasta et la Churrascaria Marius ? Réponse : Mehdi Hsissen. Chkoun ?</em></p>
<p><strong>Malgré ton jeune âge (Mehdi est né en 1978, ndlr), tu es déjà à la tête d’une dizaine de restaurants. Quels sont-ils ?</strong><br />
<img src="http://casablanca.casawaves.com/mag/wp-content/uploads/2010/03/1-IMG_1167-copie.png" alt="" /><br />
Au total, il y a 8 Kiotori, répartis sur Rabat, Casa, Tanger, Marrakech et Tunis (2 unités). Le premier Kiotori date de 2003 tandis que le dernier, à Tunis, a ouvert en janvier 2010. J’ai également ouvert l’enseigne de restauration rapide en cuisine italienne Solo Pasta en 2007. Enfin, Churrascaria Marius, inspiré de la restauration brésilienne, est le dernier lancement. Deux ou trois autres concepts sont en cours. Mais j’attends un peu de stabiliser la Churrascaria que je compte d’ailleurs développer en chaîne. La prochaine unité devrait certainement voir le jour à Rabat, d’ici trois mois.</p>
<p><span id="more-1493"></span><br />
<img src="http://casablanca.casawaves.com/mag/wp-content/uploads/2010/03/2-IMG_1125-copie.png" alt="" /></p>
<p><strong>Comment naissent tes idées ?</strong><br />
Je marche au coup de cœur, à l’inspiration. Chaque année, je découvre un nouveau pays dans le monde. Quand un concept me frappe, j’essaye de le faire découvrir au Maroc. Je m’inspire d’ailleurs mais tout en l’adaptant au cadre local, d’un point de vue culinaire notamment.</p>
<p><strong>Qu’est ce qui te plaît dans le métier de la restauration ?</strong><br />
C’est un secteur qui me plaît énormément d’un point de vue relationnel. Aujourd’hui, j’ai acquis une vraie expérience dans le métier et j’arrive à gérer mes différents restaurants ainsi que le personnel qui totalise environ 300 personnes. Ce qui m’anime aussi c’est de créer, d’être avant-gardiste et de proposer aux Marocains des choses nouvelles, sans copier sur le voisin, comme ça se pratique souvent ici (rires).</p>
<p><strong>Qu’est ce qui te semble le plus difficile dans le milieu de la restauration ?</strong><br />
Le plus dur, c’est la gestion du personnel. Heureusement, il n’y a pas trop de turn-over chez moi, les salariés nous sont assez fidèles. Mais quand on a longtemps fait du conseil (il travaillait avant pour le Cabinet Price Waterhouse, ndlr), on parle à des gens très diplômés, dans un langage très soutenu. Dans la restauration, j’évolue dans un autre univers. Ma personnalité et mon langage ont changé. Je suis plus cru.</p>
<p><strong>Qu’en est-il aujourd’hui de cette expertise dans le Conseil ?</strong><br />
Justement, j’y reviens petit à petit, en parallèle à la restauration. Je suis en train de créer ma propre structure dans le conseil. J’ai des missions en cours, comme pour une chaîne de restaurants hallal qui va ouvrir en France. Je m’occupe de la mise en place du concept.<br />
<img src="http://casablanca.casawaves.com/mag/wp-content/uploads/2010/03/3-IMG_1122-copie.png" alt="" /></p>
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