Casawaves Casablanca

Magazine : Culture, Société, Economie, …

« Le Tango M’a sauver… »

SANY0203 Ce jeune Tanguero ne se doutait certainement pas de ce que lui réservait son destin lorsqu’il a foulé pour la première fois le seuil de la Casa Del Arte.

L’évènement Chor’ida a dévoilé Ali Boumejdil, ce jeune ingénieur féru de danse argentine qui est arrivé à en faire une deuxième profession en dispensant des classes de Tango à la Casa Del Arte : on aurait pu lui « refaire le portrait » mais le directeur de l’école commence à parler de l’art et de son pouvoir de changer des vies…

A titre d’exemple, il nous cite l’histoire romantique de ce jeune adolescent qui s’est détaché de son parcours scolaire, exposant son père (le régisseur du complexe) aux tracas habituels de la paternité. Pour surveiller son fils de près, il commence à le ramener avec lui pour l’assister dans son travail.

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Arts Métisses Association: Dance with me !

Du Parkour à Casa, de la danse moderne aux abattoirs, du Tango en plein air, Du rock’n’roll gratis : KES-KIS-PASSE ?

ParkourMétisse de par les origines ethniques de ses fondateurs, de par les disciplines qu’elle promeut et les genres qu’elle mélange, mais aussi en raison de l’hétérogénéité des catégories sociales qu’elle vise, l’association Arts Métisses n’est autre que le produit de l’action sociale de la Casa Del Arte.

Il a fallu aux dirigeants du complexe artistique définir un statut à leur action sociale pour ameuter des amateurs et acteurs de la scène artistique et manifester leur désir de militer pour la démocratisation de l’art.

A la fabrique culturelle des abattoirs de Casa, l’association arts métisses à concocté la bonne recette ! Pour ingrédients, invités de marques, professionnels internationaux et public avide appelé à s’adonner à l’expression corporelle universelle : la danse.
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Zineb Rami In Casa (2/2)

las muñecasAprès Zineb Rami : la salsera marocaine (1/2),
2ème partie du portrait de Zineb Rami.
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Casawaves : est-ce facile de se présenter en tant que « danseuse » ?

Zineb Rami : je ne suis pas seulement danseuse mais professionnelle de la Salsa… et je n’ai aucune honte à l’afficher ! D’ailleurs, j’ai des flyers et stikers dans ma voiture pour faire la promo de mon établissement.

CW : tu n’as donc jamais souffert de mépris ou de jugement léger de la part de ton entourage proche ?

ZR : je danse depuis l’âge de 17 ans. Au départ c’était la danse orientale dans ma salle de sport que j’ai arrêté durant mes études à l’ENCG à Settat. A mon retour, j’ai voulu apprendre la salsa qui est une danse sociale : c’est-à-dire qu’à travers, on fait des rencontres, on connaît des gens et on communique avec autrui… cette notion là n’a évidemment pas été appréciée par mon père, j’ai dû me battre et débattre de la nécessité de sortir dans des soirées Salsa pour pratiquer ma danse et connaître du monde.

CW : c’est aussi une danse langoureuse et sensuelle… ça devrait donner des sueurs froides à tout père !

ZR : en voilà un cliché que je me ferai un plaisir de corriger ! la Salsa est comme toutes les danses de salon, certes sensuelle mais absolument pas vulgaire… ce n’est pas le zouk où les danseurs sont pratiquement collés… des figures plus provocatrices sont possibles bien entendu, mais ça relève du choix des partenaires et non des principes de base de la danse…

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1er au 4 Octobre : Festival international de salsa de Marrakech

De Havana à Marrakech, les rythmes de Salsa s’en viennent crescendo !

Des shows à couper le souffle de génie et d’imagination seront au rendez vous, pour entrainer les foules amatrices de la danse de salon la plus pratiquée au monde actuellement.

La première édition du Festival de Salsa de Marrakech avait connu l’afflux de quelques 2000 participants venus du monde entier battre le tempo latino, par des pas de danse professionnels et amateurs, au Palmeraie Golf Palace.

Une première : lors de l’édition 2009, Marrakech ouvrira les pistes aux talents marocains reconnus qui viendront animer des soirées auprès de stars internationales, sur les 4 jours du festival.

De Casablanca, Assuca Dance School, (dirigée par Zineb Rami) participe au show avec sa troupe de « Muñecas » ! (2 octobre)

La compagnie projette également de recruter de jeunes talents en vue de créer une troupe mixte.

Du 1er au 4 Octobre, si vous êtes à Marrakech, si vous ne résistez pas aux rythmes enflammés de la Salsa, le Palmeraie Golf Palace vous ouvre une porte sur un « mundo caliente » !

Programme : http://www.salsafestival-marrakech.com/

Zineb Rami : la salsera marocaine (1/2)

Sur un air de Salsa, une jolie silhouette se déhanche avec grâce et professionnalisme sur les pistes de danse casablancaises. De simple amatrice, Zineb Rami est devenue ambassadrice locale de la danse sociale actuellement la plus en vogue dans le monde.

« Je suis une accro de la danse qui s’est laissée emporter par sa passion vers un rivage inattendu. »

Effectivement, la jeune diplômée d’une grande école de commerce ne pouvait prévoir ce revirement d’orientation dans sa vie. La danse étant un loisir souvent marginalisé dans la société marocaine, Zineb s’y est adonnée à fond, sans préméditer la carrière professionnelle.

Il y a à peine 4 ans, elle s’inscrit aux cours de Salsa pour découvrir une véritable soif d’apprendre puis de s’informer au sujet de cet art, afin d’affiner des shows jusqu’alors très privés !

« Je rentrais m’entrainer chaque jour pendant des heures devant mon miroir avec assiduité et rage, dans l’unique but de parfaire mes pas et maîtriser cette danse qui me plaisait énormément… une fois que j’ai fait le tour de ce qu’on pouvait m’offrir à l’école de danse où j’étais, j’ai commencé à tenter de rassasier ma faim en cherchant des cours sur le net, à prendre tous les stages qu’on proposait sur Casablanca… j’ai compris que j’ai été mordue à jamais quand j’ai décidé de partir prendre des stages à l’étranger : en Espagne, Belgique, Allemagne… »

Mais une danse sociale ça se danse à deux…

Casawaves : sans partenaire, comment juger de l’évolution de ses performances ?

Zineb : j’étais certes sans partenaire de danse permanent, mais je me suis imposée un rythme très condensé lors des soirées Salsa, où je dansais avec différents partenaires, afin de mettre en pratique toutes les figures que je n’avais pas eu l’occasion d’expérimenter.

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