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Lions Club Arc-en-ciel : Offrir aux enfants le droit à l’éducation

Ils sont une petite quarantaine, et ils ont décidé d’offrir une scolarité plus digne à 1.200 jeunes et enfants de Dar Bouazza. Rencontre avec la président du Lions Club Casablanca Arc-en-Ciel, qui œuvre avec les siens depuis un an pour réparer une école et encourager l’excellence.

Il y a tout à faire.

L’étanchéité à revoir, pour qu’il ne pleuve plus dans les classes ; construire et équiper une salle multimédia ; réparer le réfectoire, et même la kichenette, « qui n’a de cuisine que le nom », selon Naima Chekroun Moumen, la présidente de l’association.
Elle réajuste ses lunettes.

« Ces enfants n’ont rien, résume-t-elle. Il était important pour nous de faire une action dans le rural, car peu d’associations y travaillent, et la misère y est parfois immense. » Depuis un an, Le Lions Club Casablanca Arc-en-ciel, l’une des onze Lions clubs de la capitale économique, et des quarante-deux du Royaume, travaille donc sur le projet. La première phase, la moins coûteuse mais tout aussi nécessaire, est déjà entamée. La distribution de mille deux cents cartables aux enfants ? Fait. Le dépistage des problèmes de vue ? Ils ont déjà financé l’achat de cent trente-deux paires de lunettes.

« Au début, cela n’a pas été évident, il a fallu rassurer tout le monde, la direction de l’école, les professeurs. Ils se demandaient qui étaient ces gens qui venaient faire de l’ingérence dans leur école, ce regard extérieur qui se mêle de leurs affaires ». Ces premières opérations ont servies à cela. Faire avancer les choses, doucement, tout en créant des liens.

Mais pour les gros travaux, les fonds manquent encore. « L’installation de sanitaires, par exemple, est une nécessité, car ce serait un bon moyen pour faire venir les filles à l’école. »

Coût total de l’opération : cinq cent mille dirhams. « Au moins. »

Et Naima et ses acolytes se mettent à rêver à un parc de jeu pour les enfants, et même un centre de documentation. « L’objectif, c’est d’encourager l’excellence, pour accompagner les élèves brillants vers les études. Car il y en a beaucoup, mais, handicapés par leur pauvreté, leurs qualités ne sont souvent pas remarquées. » Pour les autres, au moins un certificat d’étude, qui leur permettra de savoir lire et écrire.

La prochaine étape, c’est le dîner de gala, le 28 juillet, au Hyatt Regency de Casablanca. Les commerçants ont été généreux, ils ont donné de quoi organiser une tombola, et même une vente aux enchères pour les plus beaux lots. Au moins trois cents personnes sont attendues, à 650 dirhams le ticket d’entrée.

Et puis reste la dernière parade.
Donner, oui, mais pour quoi ?

« Et bien on vous propose de venir voir, s’enthousiasme Naima. Qu’ils viennent avec nous à l’école, voir exactement, et concrètement, à quoi leur argent aura servi ! »

Pratique : Dîner de gala de bienfaisance avec spectacle, le 28 mai 2010 au Ryatt Regency de Casablanca.

Réservations : Lara Joher, 06 61 05 86 86, lara.arteven@gmail.com