In the mood for DJ Mood

C’est le DJ Marocain en vogue. De Casablanca à Berlin en passant par Londres et Barcelone, DJ Mood distille une musique électro minimaliste mais toujours entraînante et vibrante.

Tu viens de collaborer avec le groupe berlinois Dessidenten. Peux-tu nous parler de ce travail ?

Cette collaboration avec Dessidenten s’est faite par le plus grand des hasards. Par rencontre plus précisément. Aujourd’hui, on bosse sur un album de 12 compositions. Des compositions avec des sonorités minimales -du son qui s’approche de la techno et de l’électro expérimentale- avec des influences instrumentales alternatives comme le jazz et la funk, apportée par le groupe Dessidenten. Un beau mélange entre deux univers.

Le style « Mood », c’est quoi exactement ?

Humm, c’est toujours difficile de se définir. A travers la musique, j’exprime ce que je suis, je fais découvrir ce qui me touche et, à partir de là, la musique parle toute seule.

Tu voyages beaucoup, que t’apportent ces expériences à l’étranger ?

Ces voyages me permettent des partages avec plein d’autres artistes et aussi de me tester musicalement, de me construire. Je prends aussi, vis à vis de moi, un certain recul pour pouvoir faire mieux. Je suis toujours dans cette recherche du « mieux faire » dans la vie, c’est ce qui me nourrit.

L’an dernier, lors du Forum économique de Davos, tu as participé à la soirée culturelle marocaine, organisée dans le cadre de cet événement. Peux-tu nous en parler ?

C’a été l’un de mes meilleurs moments sur scène. J’ai beaucoup travaillé pour cet événement-là. Je suis très sensible et j’ai ressenti quelque chose de très fort. Les gens ne venaient pas pour me voir moi, car il y avait d’autres artistes marocains comme Flow Man et Flip, mais pour le Maroc. J’ai eu la chance d’être le DJ représenté. Tout le monde y a mis du sien, il en est ressorti un événement inoubliable.

Comment ressens-tu la scène ?

Ahhh ! C’est l’une de mes questions préférées. La scène est l’un des meilleurs moments de ma vie. Le contact avec le public est magique. J’ai plus de 500 sons différents (violons, percussions, guitare…). J’adore trouver une cohérence, une harmonie entre tout ça. Je m’amuse beaucoup quand je mixe 30 secondes de Darga avec du Michael Jackson, par exemple. Ce métier m’offre une liberté de création totale et me procure une grande dose d’adrénaline. En même temps, la scène m’apporte un bien-être, une sérénité, un moyen d’extérioriser, de m’échapper du monde réel, tout en gardant les pieds sur terre… et les mains sur les platines.

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