Il est arrivé au Maroc, il y a 9 ans, dans le cadre d’un programme d’études. Après avoir travaillé comme médiateur culturel pour Médecins Sans Frontières, il collabore aujourd’hui avec l’UNICEF… et le Collectif des jeunes artistes marocains. Younouss Mandiang nous parle de Culture.
Peux-tu nous présenter le Collectif des jeunes artistes marocains ?
Le collectif a été créé en 2006 par Ahlam el Morsli, danseuse contemporaine de formation. Il s’agit d’une association de jeunes artistes qui s’engage à promouvoir l’expression artistique sous toutes ses formes, et à faire émerger des nouveaux artistes tout en leur offrant des espaces tremplins. Concrètement, on donne des coups de pouces aux artistes pour se produire. Actuellement, on essaye de faire adhérer des nouvelles synergies artistiques : des peintres, des sculpteurs, etc. Par contre, le nom de l’association est amené à changer car les artistes ne sont plus seulement marocains mais aussi sénégalais, français, italiens…
Connaît est né le projet de rejoindre l’association ?
A la base, je suis un consommateur de musiques et d’art en général : danse, théâtre, peinture. Mais, en plus de ma sensibilité artistique, j’ai intégré le collectif qui s’intéressait à la vague fusion. Ce style musical allie des sonorités nouvelles aux plus anciennes, comme la musique gnawa. Et qui dit gnawa dit racines africaines (Younouss est sénégalais, ndlr). Au début, l’association était très portée sur la danse, j’y ai apporté la touche musique et concert. Par ailleurs, je suis sensible à cette mouvance marocaine, la fameuse Nayda, que j’ai déjà vécu au Sénégal vers la fin des années 90, avec le rap et le hip hop. Je vois émerger, ici au Maroc, de nouveaux artistes et je suis touché par cette tendance. Malheureusement, au Sénégal, cette movida s’est éteinte, il n’y a pas eu de suivi.
Sur quel événement travailles-tu en ce moment ?
Je planche sur le concert du 7 mai qui sera organisé à l’institut Cervantès, en partenariat avec Annour. L’association Annour m’a contacté pour organiser cet événement, destiné à récolter des fonds pour l’école primaire Moulay Idriss Ier. Il s’agit de mener des travaux d’étanchéité, de peinture, de rénovation dans l’école. Lors de cette soirée, on va faire venir le groupe Gnawa Stone ainsi que la troupe de ballet traditionnelle sénégalaise Jolof Art et le groupe de gnawa traditionnel Gnawa All Stars. Des photographies de Wahid Tijani seront également mises en vente, toujours dans cette optique caritative.
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