Dom & Event 2010 : impressions sur le vif

Il y avait un air de festivité et de travail dans les allées du salon Dom & Event. Même son de cloche que l’an dernier mais en mieux orchestré. Ici, des hommes et femmes acrobates hissés sur des échasses mimaient de curieuses créatures. Là, un orchestre faisait office d’habillage sonore du chapiteau de l’OFEC (Office des Foires) quand ce n’est pas la chanteuse Christie Caro qui déployait ses cordes vocales sur la scène centrale. A l’intérieur des stands, le ton était à la concertation, au dialogue, à l’échange de cartes de visite. Les paroles et poignées de main se frayaient un chemin dans ce joyeux brouhaha !


Christie Caro

Quelques jours durant, le petit monde de l’événementiel, tous métiers confondus, s’est en effet réuni pour permettre à ses interlocuteurs de se tutoyer et faire découvrir son éventail de métiers. Des métiers qui se professionnalisent chaque année encore davantage même si certains soulignent encore un déficit et un manque de formations professionnelles dans le domaine.

Néanmoins, l’époque où c’est la même personne qui gérait un événement de A à Z, cahin-caha, est quasi révolue. Désormais, le ton est à l’expertise. Ainsi, des entreprises se sont spécialisées dans l’art floral, d’autres dans la sonorisation, la lumière, le design scénique. Et aussi dans l’imprimerie, l’organisation, la sécurité, la publicité, etc. Certaines sociétés d’événementielles comme Kam’s témoignent : « nous avons nos propres architectes et designers… Les exigences des clients ont changé. Tout le circuit d’organisation d’un événement doit être maîtrisé à la perfection ».


Tarek – Ice Maghreb

De son côté, Tarek, Responsable commercial chez Ice Maghreb, entreprise spécialisée en PLV de luxe, constate que la qualité des visiteurs a aussi changé par rapport à l’an passé. « Les visiteurs formulent mieux leurs demandes, ils ont des meilleures connaissances et savent ce qu’ils veulent. De même que l’on constate une réelle application dans la conception des stands sur le salon ». Une application et autrement dit une implication. Quant à Mathieu, franchement sorti de ses études et installé au Maroc depuis trois semaines, il témoigne son enthousiasme et sa surprise : « c’est impressionnant le nombre d’événement qui sont organisés au Maroc ».

Mathieu – Festimax

Pour répondre à cette demande croissante de soirées de lancement, séminaires, incentives, road shows…, l’offre c’est tout naturellement développée. Les sociétés spécialisées dans l’évènementiel sont de plus en plus nombreuses et seules les plus structurées seront à même de survivre dans les prochaines années. On ne fabrique plus un événement (et des émotions) avec des bouts de ficelles, l’événementiel est devenu un métier à part entière. La confiance règne enfin, l’événementiel marocain a donc de belles années devant lui !

Voir :
- Interview de Mehdi Bennis l’organisateur du salon
- Le reportage photo.

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