Les différentes capes de Michel Botbol

Vous le connaissez pour l’avoir croisé à l’Amstrong et/ou au Havana Club de Casablanca, ou pour avoir retenu sa spectaculaire prestation dans Casanegra. Devant son sourire indélébile et sa mine sereine, on a du mal à percevoir la fougue des multiples passions qui l’animent.

Michel – le batteur :

IMG_2697 copieEnfant déjà, il se laisse séduire par les sonorités tapageuses des casseroles dans la cuisine de sa mère, avant de se faire offrir sa première batterie par un père contraint. Son amour de l’instrument s’en va croissant, alors il en fait une passion qui devient métier. Il joue pour des groupes avant de réussir un mix à la derbouka, qui fait ravage dans l’établissement de nuit qu’il gère à Casablanca.

Michel – l’acteur :

Détrompez-vous ! Casanegra n’est pas son premier film et ce ne sera certainement pas le dernier. Mieux encore, on lui découvre avec surprise un long parcours artistique.

« ça a commencé le jour où j’ai accompagné un ami acteur aux répétitions pour une pièce : simple curiosité… il y avait un acteur qui manquait et le réalisateur me demande de donner la réplique aux acteurs. Bien évidemment j’ai dit : non, je ne suis pas acteur… mais j’ai fini par le faire pour rendre service. A la fin de la pièce, le réalisateur me lance que j’ai le rôle ! Passée la surprise et avec l’encouragement de mon ami, j’ai dit oui et laissé tomber de suite mes études de comptabilité. Depuis, je n’ai plus fait que ça… »

C’est ainsi qu’il se retrouve invité à gérer un café théâtre à Casablanca, chose qu’il fait durant une dizaine d’années, où il se voit également attribuer quelques rôles dans des films français, espagnols ou américains.

michel casanegraL’expérience Lakhmari a tellement marqué Michel qu’il accepte avec plaisir une collaboration pour un futur rôle qui s’annonce plus conséquent et plus complexe que le précédent.

« J’ai aimé le Rôle de Ramy. Pour moi, c’était le moyen de mettre le doigt sur les écarts et la dépravation chez les riches. Il est bien aisé de dénigrer les pauvres et de mépriser leur vulgaire, mais chez les riches aussi, il y a de ça !

Le futur rôle sera celui d’un psychopathe tueur : j’adore l’idée ! J’espère seulement que le public n’ira pas confondre cinéma et réalité… (rire) sinon je reprends le théâtre bientôt avec une pièce de David Pharao intitulée « l’invité » que vous invite à voir en janvier».

MichIMG_2063 copieel – Amstrong :

« le début c’était avec Jawad de la Villa Fandango. Il est venu me chercher dans mon café théâtre où je faisais tout, au même titre que les 40 membres de la troupe : accueil, spectacle, éclairage, son… le passage du théâtre à l’animation de la nuit s’est fait donc le plus naturellement possible. On a fait de belles années où on a été précurseurs des plus belles soirées casablancaises à l’époque. Après j’ai fait le Vanity, avant qu’on vienne me proposer l’Amstrong. Là, je tombe sous le charme du principe et de l’endroit, sans parler de mon premier amour pour la batterie que j’ai retrouvé ! »

Établissementà succès au principe unique, l’Amstrong tient bon grâce au travail de toute une équipe dirigé par le musicien.

Michel – le peintre :

SANY0164Seuls les proches le savent : les toiles parfaitement agencées au reste de la décoration de sa demeure sont de lui. Une vingtaine de tableaux qu’il désigne timidement, sans se prétendre artiste peintre pour autant.

« Pour moi c’est surtout un exutoire, une façon de plus pour m’exprimer que j’ai découverte par hasard un soir de blues. Et puis c’est tant mieux qu’on se découvre ainsi des passions, car on peut passer à côté de sa véritable vocation si on ne s’essaie pas à tout… »

En gros, ex-futur comptable, acteur, peintre, professionnel de la nuit : le changement à l’air de lui aller…

A bientôt, pour le futur revirement Michel !

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