Faissal Azizi : bye bye K’lma ! (1/2)
Il est acteur et animateur, mais surtout chanteur et compositeur au sein de K’lma, le groupe culte pour les amateurs de belles mélodies et de paroles raffinées.
Le duo avec Sakina Lafdaili cartonne mais Faissal préfère voler de ses propres ailes. Il en explique les raison exclusivement sur Casawaves.
Casawaves : Quelle est la voix qui a le plus de succès ? La tienne ou celle de Sakina ?
Faissal Azizi : Je n’ai jamais pensé à ça en fait… On a toujours été une seule entité : un vrai groupe ! Il n’y a pas de vedette à K’lma, ni les chanteurs ni les musiciens ne cherchent à se démarquer. Chacun a sa touche… Parfois il arrive que certaines de mes prestations séduisent un peu plus le public, mais ça n’est jamais recherché… Je ne le fais pas exprès… (sourire)
CW : Comment ça se passe au niveau de la production de K’lma ?
FA : On a jamais trouvé ce que l’on cherchait sur le plan de la production, c’est pour ça qu’on a financé notre autoproduction, ce qui explique en partie le retard qu’on a pris sur la sortie de l’album. Sans parler des répétitions pour les jeux de la francophonie en septembre dernier qui ne nous ont pas laissé beaucoup de temps pour travailler sur cet album. Mais on va bientôt s’y remettre très sérieusement même si je ne fais officiellement plus partie du groupe.
CW : Pourquoi quitter le groupe ?
FA : Les raisons sont surtout professionnelles, parce que sur le plan personnel on est toujours les meilleurs amis du monde. K’lma a été une expérience qui m’a propulsé dans le monde de la chanson et je suis extrêmement reconnaissant de tout ce que ça m’a apporté mais ça n’avance pas assez rapidement pour moi. J’estime que je m’investis plus que sérieusement dans le groupe, mais les résultats se font trop attendre ; probablement à cause de la disparité d’intérêt que porte chacun des membres pour K’lma. Ceci dit, l’album verra bientôt le jour et je pourrai même chanter ponctuellement avec le reste du groupe si ma présence est indispensable.
CW : Comment s’est déroulée votre participation aux jeux de la francophonie ?
FA : Très bien. On a eu la malchance de jouer le jour où la régie avait de gros problèmes de sonorisation. Mais l’accueil que l’on nous a réservé ainsi que les applaudissements et les encouragements que l’on a reçus nous ont donné l’impression d’avoir gagné alors qu’on n’a même pas été finalistes. Il faut dire aussi que nous avons tenu à maintenir la présence de l’arabe dans nos chansons, même lors des jeux de la francophonie…



