Faissal Azizi : bye bye K’lma ! (2/2)
Passée la surprise du scoop selon lequel Faissal quitte le groupe, Casawaves revient sur son parcours artistique, depuis ses débuts à ses projets après K’lma. Et quitter la scène n’est pas à l’ordre du jour … !
Casawaves : Parle-nous d’abord de tes débuts dans l’art…
Faissal Azizi : Je pense que j’ai eu les mêmes débuts que tout le monde ; je chante depuis que je suis tout petit, mais pour le plaisir… Il a fallu que je passe mon bac, puis j’ai passé une première année en Biologie-Géologie. C’est là que j’ai su alors que j’étais fait pour l’art. J’ai entendu parler du concours pour intégrer l’Institut Supérieur d’Art Dramatique d’Animation Culturelle et je me suis lancé dans cette l’expérience sans plus de visibilité. Je me suis laissé guider par mon intuition. C’est pendant la première année de l’ISADAC que K’lma est né.
CW : Dans quelle forme d’art – le chant ou l’interprétation – te sens-tu le plus à l’aise?
FA : Difficile de trancher parce que les sensations procurées par les deux disciplines sont différentes. Le chant est une transe mais le plaisir que me procure l’interprétation sur scène est irremplaçable. Mais toutes les formes d’art sont complémentaires, pour moi le chant et le jeu sont liés et je ne peux pas les séparer.
CW : Parle-nous de ton expérience dans Toutankhamon, une grande production cinématographique internationale…
FA : C’est un documentaire-fiction réalisé par Hugh Hudson et tourné à Ouarzazate. J’y interprète le rôle du personnage principal, Toutankhamon. Il sera bientôt diffusé sur Discovery Channel. Sinon j’ai aussi joué dans une production nationale du nom de Majid pour Nassim Abassi. Et j’ai joué à la télé pour Hakim Noury dans son téléfilm « Les victimes ».
CW : Tu fais aussi de l’animation radio ? Est-ce que ça s’apparente à une activité artistique pour toi?
FA : Bien sur! C’est du show aussi, y a le trac et l’adrénaline. Je n’ai jamais fait de formation en animation : j’ai commencé par un stage à Aswat et j’ai été pris après une période d’essai. C’est là que je me suis découvert une véritable passion pour la radio.
CW : As-tu d’autres projets en cours ?
FA : On finalise l’album de K’lma, c’est pour bientôt… Sinon je travaille aussi avec le réalisateur Marvin Willis pour jouer dans une pièce issue d’un collage de textes de William Shakespeare, Nizar Kabani et Alami… C’est un texte très poétique en anglais, français, arabe, joué par une nouvelle troupe marocaine. Mais mon principal projet actuellement est dans le théâtre. Avec la troupe Dabateatr, dont je suis membre et attaché de presse. J’anime Dabamusica : une scène musicale au sein du théâtre de l’Institut Français de Rabat qui invite chaque mois à un artiste ou un groupe.
CW : Bon ben on est obligé de venir voir ce que tu fais avec Dabateatr dans ce cas là…
FA : Marhaba…



