Depuis 15 ans, l’Amstrong vit aux rythmes endiablés de Bands venus de tous les coins du globe. L’affaire tourne avec succès incontestable et Michel nous en dévoile le secret.
« on me demande souvent pourquoi on ne refait pas l’amstrong, nouvelle déco, nouveau design… je leur dis alors que l’amstrong est une « CAVE » ! s’il faut descendre les escaliers pour découvrir la salle… si cette dernière est sombre et que les tables sont éparpillées un peu partout c’est justement parce que c’est conçu dans l’esprit cave : Un genre d’endroits qui existe encore en Angleterre ou en New Orleans où le Band en live met le feu dans la salle. Le décor est facultatif, il est même expressément mis au second plan pour mettre le client à l’aise.»
Ceci explique qu’on est à l’aise dès qu’on y met les pieds : Sécurité présente partout dans la salle comme à l’entrée, mais assez souple quand même, personnel au sourire indélébile et feu vert pour monter sur les tables au pic du délire.
Les bands qui s’y produisent sont choisis minutieusement.
« on va quand même loin chercher nos chanteurs. On ne fait pas appel à n’importe qui. On voyage partout, on fait des castings pour ramener le meilleur que l’on puisse offrir à un public marocain qui, pour info, est très averti !
Le groupe actuel nous vient du New Zealand. Il est différent des groupes précédents mais avec une touche identique ! cette même note exigée par nous chez tous les bands qui se produisent sur la scène de l’Amstrong. »
Il s’agit d’une sélection de shows, de sons et de registres que les habitués reconnaissent et redemandent. L’Amstrong est en effet un club des nostalgiques où les tubes à succès de différentes époques s’entremêlent et séduisent une faune hétérogène, toutes tranches d’âges confondues.
Un jeune cadre qui vient se détendre après une journée de boulot, une bande de jeunes sorties danser sur un Aretha Frankin, un vieux couple voulant réécouter les tubes de leur jeunesse et succombant au rythme entrainant d’un Beyoncé…
Quant au secret des 15 ans d’existence , Michel nous répond :
« la réussite de l’Amstrong est due au travail acharné. Une équipe cohérente et présente en continu. On ne lâche pas la garde, car le déclin vient justement de l’excès de confiance : personne ne peut affirmer qu’il tient son client. On change de sauce quand il le faut et on reste à l’écoute du client, tout en veillant à chercher la nouveauté ailleurs.
Reproduire le principe Amstrong serait vain, car Casa est ouverte et avide de nouveauté. Au lieu de chercher à copier le modèle, d’autres produits sont réalisables avec le live qui manque atrocement à Casa. »
En attendant que d’autres établissements fournissent l’effort d’importer la nouveauté, l’Amstrong reste un lieu culte, décontracté et fidèle à sa recette magique ainsi qu’à sa clientèle.
Reproduire le principe Amstrong serait vain, car Casa est ouverte et avide de nouveauté. Au lieu de chercher à copier le modèle, d’autres produits sont réalisables avec le live qui manque atrocement à Casa. »