Dur dur que de traiter un sujet aussi ardu que le célibat ! Complexe, multifactoriel et gênant, le phénomène en croissance est à étudier à travers le binocle d’un sociologue ou de gens concernés directement, chose qu’on tentera de travailler à travers une série d’articles de société.
Nous commençons aujourd’hui à travers 3 témoignages féminins.
Aziba, 33 ans, des études supérieures à l’étranger, une belle situation dans une multinationale marocaine : 33 ans et toujours célibataire.
« je me suis laissée faire par la flemme et le manque de temps… je n’ai rien fait pour gagner ma dépendance : ni acheté mon propre logis ni cherché un Oueld Nass (fils de bonne famille) pour vivre avec lui le restant de mes jours. »
Pas évident de toute façon d’être indépendante …
« J’aide ma mère dans les taches ménagère – pas besoin de femme de ménage. Mon père raffole de mes petits fours … pas question pour eux que je quitte le foyer familial tant que je réside dans la même ville qu’eux »
Les demandes en mariage ne fusent pas non plus : « les mecs me disent tout le temps que je suis belle gosse … mais aucun d’entre eux n’a vraiment voulu partager son futur avec moi. Ils apprécient forcément quand je paie lorsqu’on dîne ou va en boite ensemble. Mon fric et mes fesses, rien d’autre ne les intéresse. Trop de caractère ? Je fais peut être trop sérieuse ?».
Autre souci de taille : « non seulement trouver un homme qui me convienne mais qui devra aussi plaire à mes parents… »
Rana, 22 ans, étudiante dans une école de communication. Fille de « bonne » famille, mignonne et sexy, elle a atteint aujourd’hui plus de 1000 amis (de sexe masculin) sur facebook : normal, elle invite tout le monde à l’ajouter dans les forums de rencontres.
« Salut tout le monde, c’est Rana, je voudrais faire connaissance avec des garçons sympas, lol… », poste-elle sur les murs des forums.
« Tout le monde me trouve belle et tout le monde m’ajoute pour sortir avec moi… je suis déjà sortie avec une dizaine de ces mecs » confie-t-elle. « La majorité désire coucher avec moi et je n’ai rien contre… je pense qu’il faut tout essayer dans la vie ! ».
Cherche-t-elle une relation sérieuse ?
« L’idée de mariage est absente pour l’instant chez moi, j’ai encore envie de jouir de ma liberté, ce n’est pas encore le moment de m’enfermer avec un type entre 4 murs… Ma meilleure amie m’a souvent dit de m’intéresser à un beau gosse sérieux, mais Facebook me rend folle, il y a chaque jour un nouveau phénomène qui m’ajoute et qui me raconte son histoire. Je trouve cela marrant. »
Layla, 27 ans. Suite à plusieurs échecs scolaires, son père, décide de l’emmener aux champs pour l’initier à l’agriculture et aux travaux de récoltes : « Je l’ai supplié de me laisser en ville, j’étais même prête à travailler les weekends pour pouvoir l’aider…
A l’Université de Mohammedia il y avait un garçon qui me plaisait ; c’était sérieux entre nous, mais mon père à foutu toute ma vie en l’air … On avait tout planifié, on était prêt à attendre l’un l’autre jusqu’à l’obtention de nos diplômes pour fonder une famille… »
Téléphone confisqué, Layla à perdu contact avec son amoureux.
Le conflit avec le père s’accentue encore plus lorsqu’ « Il m’a imposé de porter le voile… maintenant que je vais passer la majorité de mon temps à la campagne. »
Pire encore, Layla nous informe que : « Ma mère est catégorique, c’est elle qui va choisir mon futur mari ! Je préfère mourir que de me marier avec quelqu’un que je ne connais pas ! » Conclut-elle, larmes aux yeux.