« Ne vous fiez pas aux apparences ! »
Serait-ce l’architecture Art Déco, le blanc immaculé de la bâtisse ou le grand espace qui confère à la Villa Des Arts son apparence arrogante ?
Au croisement de Zerktouni et Ibrahim Roudani, vôtre regard s’égare inévitablement vers la porte grillagée de l’impressionnante Villa du coin… elle est immense, bordée d’un liseré vert savamment agencé à un espace raffiné… de quoi vous faire vérifier votre toilette à la moindre tentative d’explorer !
Pourtant, la Villa des arts est un espace ouvert et créé pour tous ! Les échos de concerts de street Dance ou de Ghiwane ont tout à fait ébranlé cette image guindée d’élitisme artistique qui colle au Musée de Casa. Ce n’est donc pas seulement cette galerie dédiée à la littérature et à l’abstrait de la peinture !
Casawaves a franchi cette porte pour ceux qui n’y ont jamais mis les pieds… outre l’agréable accueil et sérénité du lieu, l’équipe administrative a été la véritable source d’enchantement de la démarche !
Un discours jovial et charmant tenu par les différents responsables des disciplines culturelles qui ont communiqué leur passion pour leur travail ainsi que leur détermination à faire fondre le glacial du rapport de la Villa avec le casablancais.
On nous a malheureusement refusé une photo de l’équipe qui aurait probablement parlé pour l’ambiance bon enfant qui règne à la villa… modestie ou obligation professionnelle ? Qu’importe ? Nous avons eu nos réponses !
Casawaves : Êtes-vous un espace ouvert à tout le monde ? Privilégiez-vous une catégorie de visiteurs ?
VDA : Nous sommes un espace ouvert à tout le monde. Nous souhaitons démocratiser l’art et le rendre accessible à tous, nous ne privilégions donc personne. L’entrée à la Villa des arts est d’ailleurs gratuite.
C : A quoi attribuez-vous l’impression d’élitisme que dégage la Villa des arts ?
VDA : Ce n’est vraiment là qu’une impression ! Depuis le début de l’année, le public est au rendez-vous pour les évènements (expositions, concerts, etc…) que nous organisons. Des événements tels que le Street dance ou les acoustiques ont clairement contribué à rabattre ce voile d’incompréhension autour de la programmation de la villa.
C : Quelle est votre politique concernant le choix des manifestations culturelles qui y ont lieu ?
VDA : Nous assistons clairement à l’émergence de nouvelles formes d’expressions artistiques, surtout dans le domaine des arts de la scène, allant de la musique à la danse, en passant par le théâtre. Forts de ce constat, nous adaptons bien entendu nos activités aux attentes du public mais nous œuvrons également pour exposer le public à des expressions artistiques moins demandées notamment l la danse art martiale « Capoeira » ou encore le jeu des « ombres chinoises ». Il ne s’agit pas pour la Fondation de suivre les tendances mais surtout de favoriser la découverte et l’appréciation d’autres formes d’art.
C : quelle est la position de la Villa des Arts quant aux différentes manifestations culturelles sur le grand Casablanca : synergie ? Compétition ?
VDA : Ce qui est magnifique dans le domaine des arts, c’est que toutes les institutions œuvrent dans le même objectif qui est la promotion de l’Art. Nous ne sommes pas dans un domaine où la compétition a sa place mais plutôt dans une logique de partenariat. Les synergies que nous créons sont source de valeur ajoutée pour tous.
C : Que pouvez-vous, et surtout voulez-vous, offrir aux jeunes artistes casablancais qui ne sont pas au courant de tout ce que vous pouvez leur apporter ?
VDA : notre mission et vocation est la promotion des talents Marocains. A travers notre programmation, nous avons bien ciblé les attentes du jeune public qui doit s’approprier l’espace des Villa des Arts comme leur appartenant. Il est indéniable que la fréquentation des Villa des Arts se rajeunit de plus en plus, et ceci correspond à nos orientations qui se résument d’une part à l’exposition des jeunes aux différentes formes d’expressions artistiques, et d’autre part au soutien des jeunes, et les moins jeunes, artistes en leur proposant l’espace et en accueillant leur talent à travers l’organisation de manifestations culturelles.
Pourquoi se priver du loisir de compromettre davantage notre interlocutrice ?
C : on peut donc vous adresser directement tous les jeunes talents en manque de moyens pour se produire sur scène ?
VDA : la programmation des événements dépend complètement du staff, grâce à la confiance et les efforts de la fondation ONA, nous sommes ouverts pour tout le monde et à toutes les propositions !
A 50 dhs, la Villa des arts vous programme le 28 Septembre un magnifique concert avec la grande Soledad Gimenez, en partenariat avec l’institut Cervantes : l’occasion ou jamais d’investir ce lieu charmant… jamais trop tard pour bien faire !
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Agenda :
Lundi 5 octobre à 20h30 : Javier Bergia, chanteur et compositeur Espagnol
Entrée payante : 50 dhs