Casawaves Casablanca

Magazine : Culture, Société, Economie, …

Amo Ben : l’artiste caméléon (1/2)

Sur la scène relativement animée de la mode marocaine, un sourire franc et un enthousiasme démarqué réussissent à se détacher du décor : Amal Benayad, jeune talent de l’édition Festimode 2009, nous transmet une spontanéité irrésistible et une gaité contagieuse lors de l’interview accordée à Casawaves.

Q : on imagine souvent, chez un styliste, ce rêve d’enfance de confectionner un habit pour grands lorsqu’il s’amusait à habiller ses poupées…

R : alors là, ce n’est pas mon cas ! J’étais le parfait petit garçon manqué qui jouait au foot, avec carrément un certain mépris pour le vêtement… cela dit, j’étais déjà une petite capricieuse : Je refusais de voir quelqu’un porter un vêtement identique au mien, j’en arrivais même à l’enlever dans la rue… un vrai scandale pour ma mère ! (rire)…
Après un bac Arts plastiques, Amal Benayad (Alias Amo Ben) nous raconte qu’elle découvre le monde du costume fortuitement au cours de sa formation en scénographie au sein de l’ISADAC. Elle a une préférence pour le décor, mais se voit cependant sollicitée pour ses aptitudes en tant que costumière.

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Omar El Khaldi (Mayara Band)

La tête dans les étoiles et les pieds sur terre …

Vous parcourez les posters du groupe Mayara et vous vous arrêtez sur les traits joviaux d’un jeune homme à lunettes qui semble en parfaite symbiose avec sa guitare : Omar El Khaldi est un jeune artiste de 23 ans qui, épris de sa musique, a arrangé sa vie de façon à intégrer sa passion dans son quotidien.

« Pour ma famille, la musique doit rester un hobbie… je n’ai jamais eu de réticence à l’exercice de ma passion mais le marché était clair : je n’avais qu’à ne pas lâcher mes études et rester studieux pour m’offrir le luxe de disposer d’un choix de carrière certain… ma famille est comme tout le monde, consciente que l’art ne fait pas vivre au Maroc et je ne puis les contredire, malheureusement… »

Omar, comme toute la bande, se voit obligé de payer pour sa passion. Les cachets qu’ils touchent lors des concerts ne sont pas assez conséquents pour couvrir toutes les dépenses du groupe : En tirer bénéfice relève encore du domaine du rêve pour eux…

Le jeune guitariste est pourtant très satisfait quant au travail de leur Manager qui s’acharne pour une régularité de leur production sur scène. Mais il ne se fait pas d’illusion quant à la possibilité, dans l’immédiat ou dans le futur proche, de dépendre totalement de son art.

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1er au 4 Octobre : Festival international de salsa de Marrakech

De Havana à Marrakech, les rythmes de Salsa s’en viennent crescendo !

Des shows à couper le souffle de génie et d’imagination seront au rendez vous, pour entrainer les foules amatrices de la danse de salon la plus pratiquée au monde actuellement.

La première édition du Festival de Salsa de Marrakech avait connu l’afflux de quelques 2000 participants venus du monde entier battre le tempo latino, par des pas de danse professionnels et amateurs, au Palmeraie Golf Palace.

Une première : lors de l’édition 2009, Marrakech ouvrira les pistes aux talents marocains reconnus qui viendront animer des soirées auprès de stars internationales, sur les 4 jours du festival.

De Casablanca, Assuca Dance School, (dirigée par Zineb Rami) participe au show avec sa troupe de « Muñecas » ! (2 octobre)

La compagnie projette également de recruter de jeunes talents en vue de créer une troupe mixte.

Du 1er au 4 Octobre, si vous êtes à Marrakech, si vous ne résistez pas aux rythmes enflammés de la Salsa, le Palmeraie Golf Palace vous ouvre une porte sur un « mundo caliente » !

Programme : http://www.salsafestival-marrakech.com/

Zineb Rami : la salsera marocaine (1/2)

Sur un air de Salsa, une jolie silhouette se déhanche avec grâce et professionnalisme sur les pistes de danse casablancaises. De simple amatrice, Zineb Rami est devenue ambassadrice locale de la danse sociale actuellement la plus en vogue dans le monde.

« Je suis une accro de la danse qui s’est laissée emporter par sa passion vers un rivage inattendu. »

Effectivement, la jeune diplômée d’une grande école de commerce ne pouvait prévoir ce revirement d’orientation dans sa vie. La danse étant un loisir souvent marginalisé dans la société marocaine, Zineb s’y est adonnée à fond, sans préméditer la carrière professionnelle.

Il y a à peine 4 ans, elle s’inscrit aux cours de Salsa pour découvrir une véritable soif d’apprendre puis de s’informer au sujet de cet art, afin d’affiner des shows jusqu’alors très privés !

« Je rentrais m’entrainer chaque jour pendant des heures devant mon miroir avec assiduité et rage, dans l’unique but de parfaire mes pas et maîtriser cette danse qui me plaisait énormément… une fois que j’ai fait le tour de ce qu’on pouvait m’offrir à l’école de danse où j’étais, j’ai commencé à tenter de rassasier ma faim en cherchant des cours sur le net, à prendre tous les stages qu’on proposait sur Casablanca… j’ai compris que j’ai été mordue à jamais quand j’ai décidé de partir prendre des stages à l’étranger : en Espagne, Belgique, Allemagne… »

Mais une danse sociale ça se danse à deux…

Casawaves : sans partenaire, comment juger de l’évolution de ses performances ?

Zineb : j’étais certes sans partenaire de danse permanent, mais je me suis imposée un rythme très condensé lors des soirées Salsa, où je dansais avec différents partenaires, afin de mettre en pratique toutes les figures que je n’avais pas eu l’occasion d’expérimenter.

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Casablanca : Villa des Arts

« Ne vous fiez pas aux apparences ! »

Serait-ce l’architecture Art Déco, le blanc immaculé de la bâtisse ou le grand espace qui confère à la Villa Des Arts son apparence arrogante ?

Au croisement de Zerktouni et Ibrahim Roudani, vôtre regard s’égare inévitablement vers la porte grillagée de l’impressionnante Villa du coin… elle est immense, bordée d’un liseré vert savamment agencé à un espace raffiné… de quoi vous faire vérifier votre toilette à la moindre tentative d’explorer !

Pourtant, la Villa des arts est un espace ouvert et créé pour tous ! Les échos de concerts de street Dance ou de Ghiwane ont tout à fait ébranlé cette image guindée d’élitisme artistique qui colle au Musée de Casa. Ce n’est donc pas seulement cette galerie dédiée à la littérature et à l’abstrait de la peinture !

Casawaves a franchi cette porte pour ceux qui n’y ont jamais mis les pieds… outre l’agréable accueil et sérénité du lieu, l’équipe administrative a été la véritable source d’enchantement de la démarche !

Un discours jovial et charmant tenu par les différents responsables des disciplines culturelles qui ont communiqué leur passion pour leur travail ainsi que leur détermination à faire fondre le glacial du rapport de la Villa avec le casablancais.

On nous a malheureusement refusé une photo de l’équipe qui aurait probablement parlé pour l’ambiance bon enfant qui règne à la villa… modestie ou obligation professionnelle ? Qu’importe ? Nous avons eu nos réponses !

Casawaves : Êtes-vous un espace ouvert à tout le monde ? Privilégiez-vous une catégorie de visiteurs ?

VDA : Nous sommes un espace ouvert à tout le monde. Nous souhaitons démocratiser l’art et le rendre accessible à tous, nous ne privilégions donc personne. L’entrée à la Villa des arts est d’ailleurs gratuite.

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Désagrément Annexe …

Casablanca je connais bien … J’aime sortir et mon boulot dans la com me la fait découvrir sous toutes les coutures…Je sonde les gens assez aisément et nourris l’espoir de tomber sur ma moitié …juste un mec sympa avec assez de jugeote pour me traiter en égale et assez de thune et de classe pour m’empêcher de payer l’addition… Rien de bien dément !

Envie de vous amuser? Alors suivez moi…
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« moi je veux pas faire l’amour, je veux faire l’amitié ! »

Décidément, il y a peu d’endroits assez clean à Casa pour sortir tranquilou seule ou avec des filles… et ici c’est tout sauf ça !

Vraiment dommage ! Une déco sympa, une bouffe correcte et un gérant charmant dans un foutoir à la réputation toute faite.

J’attends ma cliente depuis une bonne demi-heure, dans un endroit qu’elle a choisi et ça se voit qu’elle ne s’y connaît pas en restos… suffit de voir ce ringard qui me colle depuis tout à l’heure et qui « veut faire l’amitié » dit-il !

« tu veux qu’on aille terminer la soirée ailleurs ?»

« ma soirée est déjà terminée, je bosse demain. »

« moi aussi je bosse demain, à Marrakech! D’ailleurs, je suis originaire de Marrakech mais j’aime pas sortir là bas, les filles sont très faciles et collantes… je préfère venir ici ! j’ai de l’argent et le moteur qui fonctionne très bien… un sacré bolide ma BM ! »

Le moteur peut être … mais c’est la carrosserie qui ne suit pas… Faites qu’il se la ferme un moment !

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Célibataires à Casablanca (1) : 3 témoignages féminins

Dur dur que de traiter un sujet aussi ardu que le célibat ! Complexe, multifactoriel et gênant, le phénomène en croissance est à étudier à travers le binocle d’un sociologue ou de gens concernés directement, chose qu’on tentera de travailler à travers une série d’articles de société.

Nous commençons aujourd’hui à travers 3 témoignages féminins.

Aziba, 33 ans, des études supérieures à l’étranger, une belle situation dans une multinationale marocaine : 33 ans et toujours célibataire.

« je me suis laissée faire par la flemme et le manque de temps… je n’ai rien fait pour gagner ma dépendance : ni acheté mon propre logis ni cherché un Oueld Nass (fils de bonne famille) pour vivre avec lui le restant de mes jours. »

Pas évident de toute façon d’être indépendante

« J’aide ma mère dans les taches ménagère – pas besoin de femme de ménage. Mon père raffole de mes petits fours … pas question pour eux que je quitte le foyer familial tant que je réside dans la même ville qu’eux »

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Mali : transformer un groupe Facebook en « affaire d’état »

L’affaire connue sous le nom de « Mali » date de quelques jours à peine et a déjà fait la une de TelQuel et du Journal Hebdo. Elle a même été qualifiée par le journal « le Monde » d’« affaire d’état ».

Affaire d’état ou simple « buzz » Internet qui aurait fait tourner la tête des représentants des médias et du monde politique ?

Pour illustrer ce qu’est un buzz Internet, je reprendrais un exemple récent extrait de l’actualité française.

Il y a quelques jours, Brice Hortefeux, apostrophé par un militant a fait des plaisanteries douteuses sur les origines ethniques de son interlocuteur. La scène a été filmée, placée sur Internet et a ensuite été reprise sur le site du « Monde ». La vidéo sera ensuite relayée par la plupart des médias présents sur Internet. Quelques jours plus tard « l’affaire » sera discutée à l’Assemblée nationale, l’opposition demandant la démission du ministre.

Concernant « Mali », rappelons que cette affaire a bien commencé sur Internet à travers un simple groupe Facebook annonçant une rupture de jeûne en publique en guise de protestation. On peut donc parler de « buzz » dans le sens où, sans médiatisation, cette manifestation n’aurait sans doute jamais été connue ou même déplacé plus d’un ou deux policiers. Sans Internet, sans Facebook, pas d’affaire.

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Mali : le dilemme des modérés

« Et moi qui me pensais à l’abri du choix … »

Je suis une citoyenne lambda, une marocaine moyenne qui se noie dans une masse majoritaire de modérés pacifistes qui aiment leur pays, soutiennent la monarchie et pratiquent leur religion comme ils peuvent …

Je suis une jeune apolitique qui ne ressent pas le besoin de débattre ou de polémiquer autour des grands sujets de la société, mais qui suit les mouvements et l’évolution de la société avec tantôt inquiétude, tantôt satisfaction …

Lorsque des amis militants engagés se mettent à parler de la chose politique au Maroc, je me tais en espérant qu’ils changent de sujet… non que le sujet ne m’intéresse pas, mais j’ai, encrée en mon ADN, une angoisse : celle de ne pouvoir prendre position, un sentiment engendré non pas par immaturité mais par peur ancestrale !

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Mali : La revue de presse du jour

Vrai débat de société ou tempête médiatique dans un verre d’eau ?

Alors que la manifestation du groupe Mali ne date que du 13 septembre dernier, « l’affaire » a déjà fait un premier tour dans les médias marocains et étranger. Voici ce que l’on pouvait lire aujourd’hui.
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Sur lematin.ma : « Le Conseil provincial des ouléma de Mohammédia à dénoncé «avec force» la tentative de rupture publique du jeûne, ».

Entrenous marocains nous apprend que le conseiller du roi, Mohamed Moatassim a réunit les chefs de partis politiques pour discuter de la manifestation des jeunes contre le jeûne à Mohammedia…

La croix au sujet de cette affaire remarque que : « Il y a plus d’intolérance depuis le début des années 2000, depuis la grande percée des islamistes. À la fac, dans les années 1970, les non-jeûneurs mangeaient en public. Cela ne se fait plus », explique Omar l’altermondialiste qui se retrouve « obligé d’aller le midi chez McDo ».

Commentaire ironique sur le blog de Larbi : « On sait comment renverser le pouvoir désormais ! Je parie qu’avec une centaine (un millier, je suis généreux) de Maxi best of BigMac (filet-o-fish pour les autres) on peut foutre tout le système en l’air… »

Les autres titres sur la revue de presse Casablanca.